Citations de Louis Saint-Just

 
 

Sur la révolution

 
« L'Europe marche à grands pas vers sa révolution, et tous les efforts du despotisme ne l'arrêteront point. »
L’esprit de la révolution et de la constitution de la France


« Tant d'hommes ont parlé de cette révolution, et la plupart n'en ont rien dit. Je ne sache point que quelqu'un, jusqu'ici, se soit mis en peine de chercher dans le fond de son coeur ce qu'il avait de vertu pour connaître ce qu'il méritait de liberté. »

L’esprit de la révolution et de la constitution de la France


« Je suis très jeune, j'ai pu pécher contre la politique des tyrans, blâmer des lois fameuses et des coutumes reçues ; mais parce que j'étais jeune, il m'a semblé que j'en étais plus près de la nature. »

L’esprit de la révolution et de la constitution de la France

 « La politique avait compté beaucoup sur cette idée, que personne n'oserait attaquer des hommes célèbres, environnés d'une grande illusion... J'ai laissé derrière moi toutes ces faiblesses ; je n'ai vu que la vérité dans l'univers, et je l'ai dite... »

«  Pas de liberté pour les ennemis de la liberté »

« Je n'ai point d'autre orgueil que celui de ma liberté »

 

Sur la religion et sur la Rome antique


« L'Assemblée nationale a refusé de déclarer la religion catholique celle de l'État, elle a bien fait »
L’esprit de la révolution et de la constitution de la France

« Ainsi tomba cette terrible théocratie qui avait bu tant de sang. Ainsi Dieu et la vérité furent affranchis du joug de leurs prêtres »
L’esprit de la révolution et de la constitution de la France

« Dieu même et tout ce qui est bon est un préjugé pour le faible ; la vérité n'est sensible qu'au sage »
L’esprit de la révolution et de la constitution de la France

« Les premiers Romains, les premiers Grecs, les premiers Egyptiens furent chrétiens. Ils avaient des moeurs et de la charité: voilà le christianisme. Ce qu'on appela les chrétiens depuis Constantin ne furent la plupart que des sauvages ou des fous.... Si le christ renaissait en espagne, il serait de nouveau crucifié par les prêtres, comme un factieux, un homme subtil, qui sous l'appât de la modestie et de la charité, méditerait la ruine de l'évangile et de l 'état... »
L’esprit de la révolution et de la constitution de la France

« Le fanatisme est né de la domination des prêtres européens. » « Les ravages de l'ignorance, après le Bas-Empire, furent incroyables ; on en doit accuser la tyrannie des moines, et leur vie stupide ; cette institution venue de l'épouvante des dogmes ébranla toutes les lois, et créa des vertus stoïques inutiles au monde »
L’esprit de la révolution et de la constitution de la France

« Le monde est vide depuis les Romains ; et leur mémoire le remplit, et prophétise encore la liberté »
Discours de Louis Antoine Léon de Saint-Just le 31 mars 1794

« On s'étonnera qu'au XVIII siècle, on eut été moins avancé que du temps de Caesar, là le tyran fut immolé en plein sénat, sans autre formalité que 23 coups de poignard, et sans autre loi que la liberté de Rome"
Discours contre le roi

« Les vieux républicains se dévouaient aux fatigues, au carnage, à l'exil, à la mort, pour l'honneur de la patrie ; ici la patrie renonce à la gloire pour le repos de ses enfants, et ne leur demande que la conservation » 

Sur l’héroïsme

 « Le bien, voilà ce qu’il faut faire, à quelque prix que ce soit, en préférant le titre de héros mort à celui de lâche vivant »
Dernier discours, qu’il n’a pu lire en entier

« Je méprise cette poussière qui me compose et qui vous parle; on pourra la persécuter et faire mourir cette poussière! Mais je défie qu'on m'arrache cette vie indépendante que je me suis donnée dans les siècles et dans les cieux »
Fragments sur les institutions républicaines

 

 

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