Les stades de l'Athéisme   

du Théisme au Panthéisme Cosmique  
Stades


Premier stade: le Théisme

    Le Théisme est la croyance en un Dieu transcendant qui gouverne le monde. Dans cette conception, Dieu est un être immatériel, absolument parfait. Il règne au-dessus de la nature et intervient dans le cours des événements. Comme ce Dieu n'est pas soumis aux lois de la nature, il peut faire des miracles. Il a notamment violé la loi de conservation de l'énergie pour créer ce monde à partir de rien. C'est le Dieu des principales religions (les trois monothéismes: Juifs, Chrétiens, Musulmans) et de certaines branches de l'Hindouisme (Vedanta...).


Deuxième stade: le Déisme

    Constatant les problèmes du Dieu théiste, en particulier l'expérience du mal sur Terre qui réfute l'existence d'un Dieu absolument parfait, tout-puissant et bienveillant, vient donc ensuite la conception déiste. Le déisme est la croyance en Dieu désormais conçu comme un simple "grand horloger" qui a façonné l'univers mais qui ne se soucie pas des hommes.


Troisième stade: l'Agnosticisme

    Constatant l'incapacité générale de l'être humain à pouvoir répondre aux questions métaphysiques, vient ensuite l'agnostique pour qui on ne peut pas prétendre savoir s'il existe ou s'il n'existe pas un être surnaturel à l'origine de l'univers. L'Agnostique décide de ne pas trancher et renvoi les croyants et les athées dos-à-dos.


Quatrième stade: l'Athéisme

    Outre sa sagesse apparente, la position agnostique présente toutefois le très grand défaut de mettre les deux possibilités (Dieu existe ou n'existe pas) sur un pied d'égalité. Ainsi vient donc ensuite l'Athée qui fait remarquer que le concept de Dieu, qui existe pour le besoin d'avoir une cause à l'univers mais qui est lui-même incausé, est donc un concept inutile. Il voit qu'historiquement ce Dieu est avant tout une pseudo-explication magique dont on peut faire la généalogie et comprendre les racines dans la psychologie humaine. Ainsi, l'athée affirme que les deux possibilités ne se valent pas. Il lui apparait bien plus raisonnable de supposer que l'univers doive son existence à un processus seulement naturel et que le Dieu des religions n'existe pas (sauf dans la tête des hommes).



Cinquième stade: le Panthéisme cosmique rationaliste

      On pense généralement qu'il n'y a pas de stade plus radical que l'athéisme. Il y a pourtant bien un stade supérieur, trop souvent négligé, ignoré et incompris, alors que c'est pourtant là que se trouve les meilleurs philosophes... L'athée rejetait la croyance en Dieu, mais il ne fournissait pas de clef pour expliquer l'univers. Il existe toutefois des philosophes et désormais des physiciens qui pensent avoir approché les secrets les plus fondamentaux de l'univers et entrevoient une théorie ultime au tout. C'est ainsi qu'après l'athée vient le panthéiste cosmique rationaliste qui sent que son esprit peut parvenir à la compréhension la plus fondamentale des lois de la nature et s'éprouve capable de découvrir la structure du cosmos par la puissance de sa pensée, un sentiment étranger aux religions révélées et au simple athéisme qu'Einstein qualifiait de "religiosité cosmique".
     Historiquement, le panthéisme cosmique est la doctrine qui considère que le principe le plus fondamental du réel (que l'on appelera Dieu) ne fait qu'un avec le cosmos. Ce ne sont donc pas toutes les formes de panthéisme cosmique qui nous intéressent ici (la plupart étant des variantes de théisme ou de déisme), mais seulement la version rationaliste, athée et matérialiste, là le mot Dieu désigne poétiquement à la fois la nature toute entière, l'univers matériel, la raison et la vérité. Bien que cette position conserve une acception particulière du mot Dieu, elle contient toutefois la négation la plus radicale de l'existence du Dieu déiste ou théiste.
    En effet, bien que l'athée et le panthéiste cosmique rationaliste s'accordent
tous deux pour rejeter l'existence d'une force surnaturelle dans ou au-dessus de la nature, l'athée restait démuni face aux questions métaphysiques qui semblaient devoir rester à jamais insurmontables et formaient la source d'un éternel retour aux croyances religieuses. Au contraire, le panthéiste cosmique rationaliste affirme avoir entrevu ce qui a engendré et gouverne tout l'univers. Il conclu que sa connaissance et compréhension du principe le plus fondamental de la réalité lui permet désormais d'affirmer positivement que celui-ci n'a rien à voir avec la manière dont les croyants se l'imaginent et les religions nous le représentent.





         ► Einstein, Dieu et la "Religiosité Cosmique"


         ► Le rationalisme intégral dans l'historie de la philosophie

Difficultés de compréhension et erreurs courantes d’interprétation de Spinoza


La Philosophie des Lumières contre le Dieu d'Aristote


L'irrationalité des "grands philosophes"


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